Candidat au doctorat en communication

Ph.D. Candidate in Communication

Ce site est un dortoir pour mon curriculum vitae, mes articles scientifiques et quelques projets personnels
 

You can expect bilingual content, since I am Canadian (eh!)

Je propose sur cette page une copie des publications que j’ai faites sur un autre compte il y a quelques années. Pour assurer une lecture agréable, je les propose selon un ordre chronologique.

Si vous voulez vous rendre directement aux récits de voyage et ne pas lire notre préparation enthousiaste, c’est par ici.

 

9 janvier 2015

25 jours de découvertes sur les routes états-uniennes

Après quelques discussions par SMS, mon frère Guillaume et moi avons décidé de planifier un voyage sur les routes des États-Unis l’été prochain. Et quoi de mieux pour agrémenter la route que d’écrire un scénario de film? Nul besoin d’ajouter que je suis extrêmement excité à l’idée d’ajouter un deuxième volet à ZombieSherb (2012).

Le trajet n’est pas encore tout à fait établi, mais des destinations sont déjà inscrites dans notre cahier :

  • Sherbrooke, ND : en hommage à la portion Sherb de ZombieSherb;
  • Cisco, UT : une petite ville fantôme intéressante;
  • Estes Park, CO : pour s’effrayer au Stanley Hotel;
  • Monroeville, PA : pour contempler le centre commercial de Dawn of the Dead (1978);
  • Evans City, PA : pour observer les pierres tombales de Night of the Living Dead(1968)

Nous profiterons également de cette escapade pour visiter le littoral de l’Oregon et de la Californie. Un arrêt à San Francisco (pour visiter Alcatraz) est également prévu.

Ce blogue aura deux objectifs : servir de journal de voyage et vous informer sur le processus créatif derrière Zombie2 [titre de travail – à ne pas confondre avec Zombi 2]

 

11 mars 2015

L’itinéraire se précise…

Le week-end passé, nous avons eu une discussion afin de définir plus concrètement l’itinéraire. En voyant le parcours que nous ferons en un peu plus de trois semaines, nous pouvons être convaincus d’une chose : l’asphalte ne nous fait pas peur!

Partant d’Ottawa (ON), nous parcourrons les routes vers Sault Ste Marie (ON), Sherbrooke (ND), Mount Rushmore (SD), Spokane (WA), Seattle (WA), Portland (OR) jusqu’à San Francisco (CA), qui sera le point le plus éloigné de notre périple.

Nous reviendrons par la suite, visitant quelques parcs nationaux en Utah, faisant un arrêt à Denver (CO), à Pittsburgh (PA) et à New York (NY). Certaines journées seront marquées de plus de 10 heures de route alors que nous nous reposerons avec un petit 300 km à d’autres moments.

Nous savons déjà que l’aventure ne sera pas toujours facile, que la voiture sera parfois fort silencieuse après une mésentente factuelle. Toute cette tension, nous l’espérons fort créative afin de coucher sur papier notre seconde production cinématographique.

Nous sommes prêts à l’aventure et nous vous partagerons, grâce à une petite GoPro, nos péripéties routières.

Le tout débute le 6 juillet 2015. Serez-vous des nôtres?

 

15 mai 2015

Parcourir 11 000 km en 22 jours? Pourquoi pas!

Maintenant que l’itinéraire est quasi déterminé, que nous avons cerné nos jours de voyage, je me pose cette question : est-ce que parcourir 11 000 km en quelque 22 jours est une entreprise réaliste ou si nous allons tout simplement être trop fatigués pour apprécier ce voyage?

Nous ne serons pas les premiers à avaler entre 800 et 1000 km par jour… Par contre, les blogues consultés et les récits de voyage de mes amis s’entendent pour dire qu’après deux ou trois jours intensifs de centaines de kilomètres bitumineux, nous nous devons de prendre un arrêt, une pause, même un recul avant de replonger.

Nous avons prévu nous rendre en 5 jours sur la côte ouest. 5 jours pour arriver à Seattle. Réaliste, certes, épuisant, certainement!

De l’autre côté, je ne connais pas beaucoup de personnes qui voyagent pour réellement se reposer. On voyage pour découvrir, explorer, goûter à des nouvelles saveurs, entendre de nouveaux accents, des langues différentes.

Nous découvrirons ensemble ce que réservera ce voyage… chaque jour, il y aura une petite mise à jour (lorsque le wifi nous le permettra). Nous verrons alors si cette idée folle est véritablement réaliste ou si nous déciderons d’établir nos pénates dans le sable chaud de la Californie et explorer…

 

3 juin 2015

Camping time!

Nous avions initialement pensé de parcourir les routes états-uniennes en s’arrêtant çà et là dans les motels miteux et sur quelques terrains de camping. En faisant la liste de motels possibles le long du trajet, vite nous nous sommes rendus compte que juillet est la haute saison (!!! 😉 ) et qu’un petit investissement en camping nous permettra d’épargner beaucoup d’argent.

Ainsi, visite au Sail et au MEC le week-end passé afin de garnir la valise de la Matrix d’un ensemble de victuailles et autres accessoires essentiels à ce long voyage. Mes amis Anne et Justin nous prêteront également d’autres biens nécessaires (glacière, matelas, gamelle, etc.) afin de nous assurer d’un confort un peu plus confortable.

La dernière fois que j’ai fait du camping, c’est dans le dernier millénaire. À l’époque, les tentes ne se montaient pas aussi facilement qu’aujourd’hui. La petite Marmot Tungsten 2P nous procurera chaque jour le repos tant mérité des guerriers de la route. Les repas sur le poêle de camping promettent d’être un défi, mais je suis certain que nous nous habituerons bien assez vite à notre réalité de nomades temporaires.

Le 6 juillet se pointe à l’horizon. Plus que quelques semaines… 🙂

 

30 juin 2015

Se créer des occasions…

La vie est faite de découvertes et d’aventures. Chaque jour, nous devons saisir des occasions. Parfois, nous devons aussi les créer. L’an passé, lorsque j’ai lancé l’idée un peu folle à mon jeune frère de partir faire un roadtrip aux États-Unis, j’ai créé cette occasion, même si une partie de moi croyait que ce ne deviendrait jamais réalité. Aujourd’hui, je suis bien heureux de savoir que dans quelques jours, nous quitterons Ottawa pour cette grande aventure. Ce sera encore plus concret quand, coffre arrière plein à rebord et musique jouant dans les haut-parleurs, je positionnerai la transmission sur D.

Certes, ce n’est pas le voyage de 10 mois de mes amis Anne et Justin, mais pour moi, ce sera mon plus long voyage et surtout, il sera ponctué d’inconnus, chose plutôt inhabituelle pour moi. Mes voyages précédents étaient pour la plupart structurés; à tout le moins, je savais où j’allais m’étendre le soir venu. Pour ce voyage, nous n’avons qu’une réservation (pour le premier soir); pour la suite, tout dépendra du chemin que nous déciderons d’emprunter ou si nous nous sommes un peu trop attardés sur un monument, dans un parc national ou à un restaurant le long de la route.

Pour mon frère Guillaume, ce sera son premier vrai voyage à l’extérieur du Canada. Je me sens privilégié de pouvoir montrer à mon petit frère ces villes et ces bâtiments que j’ai explorés lors de mes voyages antérieurs. Je me demande bien quelle sera sa réaction lorsque nous foulerons le Golden Gate ou que nous dégusterons un hot dog, acheté d’un vendeur ambulant, dans Central Park… l’avenir proche nous le dira très certainement!

 

8 juillet 2015

Jours 1 et 2 : les étrangetés d’un voyage

Ce qui distingue la réalité quotidienne des voyages est sans aucun doute la quasi-certitude de tomber sur des étrangetés. Nous pouvons parler ici des gens que nous rencontrons dans les campings (je vous parlerai de Tim un peu plus tard), mais surtout des noms d’endroits qui nous font réfléchir. Voici deux petites trouvailles des premiers jours :

  1. Desbarats, ON : les linguistes ne pourraient confondre desbarats et débarras, mais je me suis bien amusé lorsque mon copilote s’est esclaffé en prononçant ce nom de municipalité pour le moins étrange. La municipalité fait partie du comté de Johnson, qui compte 750 résidants.
  2. Tarbutt and Tarbutt Additional, ON : Tout juste située après Desbarats, ON, cette municipalité fait partie de la division de récensement de Algoma (tout comme Desbarats). En Ontario, il existe un total de trois « Additional ». Contrairement à la croyance populaire, il n’existe pas de Tarbutt and Tarbutt.

Dans ce genre de voyage, il faut s’attendre à une part d’inattendu. Parfois ce sont les travaux routiers (je ne les compte déjà plus depuis notre départ d’Orléans (ON) lundi matin), mais souvent ce sont les gens que nous côtoyons. Nous avons été chanceux depuis le début. Le douanier nous a laissé passé sans trop de questions et la voiture n’a pas été fouillée. Hier soir, alors que nous cherchions comme des damnés le fameux site de camping, nous nous sommes arrêtés à la station d’essence Krist du village pour amasser quelques victuailles et nous informer de l’emplacement exact du site. L’air suspicieux au visage, Laura nous a tout de même indiqué l’endroit et nous a offert en prime le numéro de téléphone (bien que fort inutile dans notre situation).

Je vous parlais en début de billet de Tim. Cet homme né à Bemidji, MN qui a déménagé dans les quatre coins des États-Unis avant de revenir dans son patelin d’enfance pour rencontrer la femme qui partage sa vie depuis quelque 25 ans. Guillaume n’avait pas besoin de tout savoir sur sa vie, moi non plus, mais il est tout de même agréable de discuter avec ces gens et ce type de voyage se prête à ces rencontres. Nous en connaîtrons par dizaines des Laura et des Tim au cours de ce périple et ces rencontres rajouteront un petit quelque chose au voyage et permettront également de rédiger quelques paragraphes sur ce blogue.

À vous lecteurs, si vous avez des suggestions d’arrêts en chemin (voir la page Itinéraire pour une idée du trajet), n’hésitez pas à nous en faire mention dans les commentaires.

 

9 juillet 2015

Jour 3 : de Sherbrooke, QC à Sherbrooke, ND

Dès le début de la planification de cette aventure états-unienne, nous voulions faire un arrêt à Sherbrooke, au Dakota du Nord un peu parce que Guillaume habite dans la ville éponyme au Québec et parce que j’y ai habité durant plusieurs années. L’idée aussi d’y faire une pause venait de la destination finale du road movie d’Anh Minh Truong, Entre nous et nulle part.

Aujourd’hui, en quittant Bemidji, MN, nous avions chacun de notre côté des attentes, voire des appréhensions, face à cet endroit devenu depuis plusieurs décennies une ville fantôme. Même si ce coin de l’état du Dakota du Nord a été nommé en l’honneur de la ville estrienne, il n’en demeure pas moins qu’à cause de l’absence du transport ferroviaire et d’un cours d’eau d’importance, la ville n’a pu conserver son statut de siège du comté de Steele.

Après plusieurs minutes de tergiversations entre les routes 200, 11, 6 et 8A, nous voulions tout simplement abandonner, puisque le GPS nous était d’aucun secours. Mais fort d’une volonté sans égale, Guillaume a pianoté sur son cellulaire dès que le service de AT&T le lui a permis afin de trouver les coordonnées géographiques du cimetière de l’endroit (N 47.4636 et W 97.7287).

En se rendant au cimetière, Guillaume a remarqué une route avec entretien restreint qui pourrait certainement correspondre à la Main de Sherbrooke du début du XXe siècle. Après quelques instants d’incertitude, nous avons trouvé les vestiges des bâtiments abandonnés. Voici, dans une séquence non montée, l’instant de la découverte.

Le voyage ne fait que débuter et nous vous convions à de nombreuses autres découvertes.

 

10 juillet 2015

Jour 4 : Mount Rushmore et Mammoth Site

Première nuit où nous avons profité d’une température confortable (15 degrés celcius en comparaison au 10-12 des premiers jours), nous nous sommes donc réveillés avec le cadran pour la première fois du périple. Puisque nous devons faire chaque jour entre 500 et 750 km, il n’est pas question de faire la grasse matinée.

Le train-train des premiers jours ressemblait plus à frapper la route dès que possible (je vous laisse le soin de profiter de l’anglicisme de structure!), mais ce matin, nous avons essayé les premières enveloppes de nourriture déshydratées de déjeuner que j’avais achetées à Sail et à MEC avant le voyage. Le succès des pâtes primavera et du pad thai laissait présager une succulente dégustation, c’est plutôt à des plats trop aqueux (pour ne pas dire aquatiques) auxquels nous avons eu droit. Qu’a cela ne tienne, alors que sonnait 8 h (heure du Centre), nous nous dirigions vers Rapid City, SD en route vers le Mount Rushmore.

Anomalie de voyage #43 : il existe un changement de fuseau horaire entre le Dakota du Nord et le Dakota du Sud. Ainsi, en écrivant ces lignes, nous avons -2 heures avec l’Ontario/le Québec et -3 heures avec le Nouveau-Brunswick (bonjour Anne, Émilie, Justin et Cédric!).

Nous avions lu qu’à Rapid City, tous les présidents (enfin, nous ne les avons pas tous comptés!) étaient représentés par des statues disposées aux quatre coins de la rue. Aux coins de Maint Street et Mount Rushmore Road, vous pouvez admirer quatre de ces oeuvres d’art : voici une visualisation Google Street View pour vous faire vivre un peu l’expérience…

Après avoir dévalé monts et vallées (Ellie, la petite Toyota Matrix, en a pris pour son rhume!), nous sommes arrivés à Keystone, un espèce de village de type « ruée vers l’or » où nous avons eu droit à un accueil à coups de revolver et de shérifs arborant fièrement le fouet à la ceinture. Véritable attrape-touriste, nous avons passé notre chemin pour nous rendre directement au Mount Rushmore et observer de nos yeux vus, les quatre présidents encastrés dans le roc.

Mount Rushmore

Quelques faits intéressants sur le Mount Rushmore :

  • Il a fallu retirer plus de 408 000 tonnes de roc de la paroi pour réaliser les sculptures des quatre présidents.
  • Initialement, le projet devait présenter les présidents de la tête à la taille, tel que nous pouvons l’observer dans le studio des sculpteurs. Le financement insuffisant n’a pas permis de réaliser la vision de Gutzon Borglum.
  • Au cours des 14 années qu’ont duré les travaux et ce malgré la difficulté évidente de la tâche à effectuer, aucun travailleur n’est mort.

Une fois cet arrêt inévitable effectué, nous avons mis le cap sur Hot Springs, SD où nous attendaient notre campement pour la nuit et aussi le Mammoth Site, lieu où des découvertes paléontologiques d’importance ont lieu depuis 1974. Il serait difficile de pouvoir décrire le lieu, tellement l’étendue des découvertes effectuées chaque année est impressionnante. Observer des dizaines de personnes retirer parcimonieusement la terre entourant les os des mammouths, des ours, des lamas, des chiens de prairie et autres petits mammifères qui sont ensevelis depuis plus de 26 000 ans relève d’une patience qui n’est certainement pas inscrite dans mes gênes. Simplement pour cela, je leur lève mon chapeau! Nous avons eu la chance de les observer puisque le mois de juillet est consacré aux nouvelles fouilles pour l’année suivante.

Murray Antoinette

Demain, nous nous dirigerons vers le Wyoming… rien de bien spécial au menu, si ce n’est que bien des kilomètres à avaler… Samedi, Salt Lake City et sa bibliothèque de généalogie.

 

11 juillet 2015

Jour 5 : de la route, beaucoup de route

Puisque notre journée s’est essentiellement résumée à traverser le Wyoming le plus rapidement possible (pour ceux qui ont déjà parcouru la I80 savent de quoi je parle), nous vous offrons quelques photos et un vidéo des derniers jours.

François au volant
François au volant
Guillaume
Guillaume observant une carte
Notre terrain à Hot Springs, SD
Notre terrain à Hot Springs, SD
La cannette ne pourrait pas mieux dire
La cannette ne pourrait pas mieux dire

En prime à la photo du Mount Rushmore d’hier, voici une petit vidéo de l’ambiance qui y régnait à notre passage. La vidéo est prise de l’amphithéâtre principal : Mount Rushmore.

 

12 juillet 2015

Jour 6 : Brothers, not sinners

Il semble qu’un duo de frères partant en roadtrip ne soit pas une situation courante pour nos voisins du Sud puisque les quelques rencontres que nous avons faites entraînent presque toujours un certain soulèvement de sourcils. Dans les états conservateurs du Dakota du Sud et du Wyoming particulièrement, nos interlocuteurs sont véritablement soulagés quand nous leur mentionnons les liens du sang qui nous unissent.

Parlant de liens de sang, nous avons fait un arrêt à Salt Lake City (Utah) dans notre route vers la Californie. En plus d’arrêter dans quelques magasins, l’intention principale était de faire un saut à la Family History Library, véritable bibliothèque internationale de la généalogie. Nous avons pu faire quelques recherches et accéder à un nouvel outil qui sera fort utile à notre père pour poursuivre son travail.

Sur une autre note : cet endroit étant géré par les Mormons, notre guide n’a pu s’empêcher de qualifier notre prochaine destination (le Nevada) comme le « sin state », ce qui m’a fait sourire.

Lorsque nous avons quitté la ville hôtesse des jeux olympiques d’hiver de 2002, nous avons mis le cap sur Winnemucca, Nevada. Nous avons ainsi traversé notre premier désert du voyage, soit le Great Salt Lake Desert, qui fait le pont entre l’Utah et le Nevada. Ce fut le premier test réel pour la voiture comme pour nous (puisque notre petite Ellie n’est pas dotée d’un air climatisé). Avec des températures extérieures autour de 32 degrés et un ciel complètement bleu, l’habitacle s’est transformé en petit sauna pour vos deux voyageurs. Nous devions à intervalles réguliers ouvrir les fenêtres afin de rafraîchir l’intérieur; nous avons même gardé les fenêtres ouvertes durant presque deux heures sur le voyage qui en comptait cinq. Les quelques petits nuages et la pluie qui s’en est suivie nous ont même fait nous tourner vers le ciel…

Great Salt Lake Desert
Un aperçu du Great Salt Lake Desert

Après un total de plus de sept heures de route et deux heures de recherche généalogique, nous avons piqué notre tente au KOA de Winnemucca pour un repos bien mérité.

Demain : une petite visite de vignobles dans la Napa Valley.

 

13 juillet 2015

Jour 7 : dimanche matin sur les ondes radio du Nevada

Faire la liste des choses qui me surprennent lors de ce voyage aux États-Unis serait beaucoup trop long, mais durant le week-end, nous avons eu une fois de plus la preuve que nous n’avons pas beaucoup en commun avec nos voisins du Sud, particulièrement en ce qui a trait aux émissions radiophoniques.

Tout le monde sait que la musique country est un véritable phénomène aux É-U. Toutes les couches de la société la consomme et vous avez une chance sur trois que votre station préférée en joue. Les autres types de programmation sont : les radios religieuses et les radios parlées (talk radios).

Samedi après-midi, alors que nous étions perdus quelque part sur la I-80, nous avons tourné les postes à la recherche d’une station à capter. Nous sommes tombés sur la radio KZBI 94.5 FM (une radio parlée de Elko, NV). L’animateur Phil Hendrie s’obstinait joyeusement avec ses comparses et disait à qui veut l’attendre : « Hey Mom & Dad, I’m here, I exist; I’m the good kid; step up to the plate » Dans l’ordre ou dans le désordre… de toute façon, il n’avait aucun sens et l’écouter me faisait penser aux pires années de Radio X de Québec.

Après avoir repris nos esprits et dormi quelques heures, j’ai décidé de donner une deuxième chance à la radio nevadienne en scannant les postes en ce dimanche matin. J’ai grandement apprécié les conseils d’un Bob le bricoleur qui répondait aux interrogations de ses auditeurs sur comment faire les rénovations correctement. Parce qu’il n’y a rien de mieux que de donner des instructions orales sans aucun appui visuel. 🙂

Ensuite, nous avons zappé vers une homélie d’un pasteur qui disait que tout ce qui était écrit dans la Bible devait être pris comme des faits réels et vérifiables… m’enfin! Après tout, nous étions dimanche matin et les fidèles devaient être nombreux.

Étant maintenant en Californie, je crois que la variété radiophonique sera beaucoup plus présente, mais je vais plutôt me lancer dans le podcast Serial que mes amis Anne et Justin m’ont chaudement recommandé.

Oeuvre d'art au vignoble Artesa (Napa Valley)
Oeuvre d’art au vignoble Artesa (Napa Valley)

 

14 juillet 2015

Jour 8 : la Californie!!

Guillaume et moi avons entamé la deuxième semaine de notre voyage en arpentant les rues de San Francisco, particulièrement le Fischerman’s Wharf et les nombreux quais qui l’entoure. Avant d’aller jeter un coup d’oeil aux boutiques de la rue Powell, nous nous sommes arrêtés au Trinity Caffe pour un bagel au saumon fumé (pour moi) et un croissant jambon-fromage (pour Guillaume). Mis à part que le commerce n’offrait pas de toilette et que le cappuccino ressemblait davantage à un latte, l’ambiance me rappelait les cafés parisiens que j’ai pu découvrir avec mes collègues lors de voyages antérieurs.

Une fois le ventre comblé, nous avons parcouru la rue Powell (entre la rue Market et la rue Embarcadero) à la recherche de quelques trouvailles. Tout en gravissant les éternelles pentes accentuées de la Paris de l’Ouest, nous avons croisé de nombreux touristes français, suisses et belges. Nous avons plus entendu parler français en six heures aujourd’hui que durant la dernière semaine de route (une évidence, vous allez dire!).

Rues côteuses de SF
Rue côteuse de SF

Rendu au port historique de San Fran, nous sommes retournés en enfance en parcourant le Musée mécaniqueZoltar et ses compagnons nous ont dit la bonne aventure et Guillaume s’est laissé tenter par un film projeté dans des boîtes à images. Tout juste à côté du Musée mécanique se trouvent le sous-marin USS Pampanito et le navire S.S. Jeremiah O’Brien, qui a été déployé lors du débarquement en Normandie. Profitant de la très mince brochure de visite auto-guidée, nous avons pu nous déplacer à notre rythme à travers les différents ponts du navire O’Brien; même la salle des machines était ouverte au public.

Nous connaissons tous le patriotisme parfois démesuré des États-Uniens, mais je dois dire que durant cette visite, je n’ai pas perçu de « pettage de bretelles » excessif. Il y a même eu à plusieurs reprises une mention favorable à la France dans l’organisation de cette exposition. Pour les intéressés, il est possible de voir le navire en action (ou en déplacement à tout le moins) à différentes occasions au cours de l’été.

Guillaume visant Alcatraz
Cible : Alcatraz!

Nous avons par la suite déambulé le long du quai 39, entrant dans les différentes boutiques toutes prêtes à nous vendre des choses que nous n’avons pas besoin mais que nous achèterons tout de même. Lorsque nous avons décidé d’aller à l’hôtel, nous avons emprunté le streetcar de la ligne F pour retourner sur la rue Market.

Demain, nous ferons une visite guidée de la Winchester Mystery House à San Jose, puis nous nous dirigerons vers Los Angeles.

Quelques photos supplémentaires de notre journée à San Francisco :

Alcatraz
Alcatraz
Vue approchée de la ville
Vue rapprochée de la ville
La Transamerica Pyramid
La Transamerica Pyramid

 

15 juillet 2015

Jour 9 : la crise de l’eau en Californie

Pour vous mettre en contexte, il faut savoir que la moitié des fruits et légumes consommés en Amérique du Nord proviennent de la Californie, et que pour pouvoir pousser, ils leur faut inévitablement de l’eau. Le problème, c’est que l’eau se fait de plus en plus rare dans ce chaud état du sud. Une campagne de mobilisation, Save our Water, est actuellement en cours en Californie et est particulièrement visible le long de l’autoroute 5 (l’autoroute qui parcourt l’état du nord au sud).

Je ne pourrais dire si la mobilisation dure depuis plusieurs semaines, mois ou années, mais une chose est certaine : elle est visible pour le visiteur comme pour le résidant. Elle me rappelle celle de nos fermiers canadiens lorsqu’ils avaient pris d’assaut la colline parlementaire avec leur campagne Farmers feed cities.

Que pouvons-nous faire en tant que résidant de l’Est du Canada? Le moyen le plus simple pour aider les Californiens dans leur lutte est de cesser d’acheter des bouteilles d’eau embouteillées en Californie (idéalement, ne plus acheter d’eau embouteillée tout simplement!). C’est un problème criant qui contribue à l’épuisement de cette ressource naturelle. De façon générale aussi, vous pouvez suivre les conseils énumérés sur cette page.

Car ce n’est pas parce que ce n’est pas un problème visible pour nous que le problème n’existe pas…

 

16 juillet 2015

Jour 9 bis : la Winchester Mystery House

Certains décident d’aller visiter la Californie pour ses plages ou pour ses studios de cinéma, nous avons plutôt opté pour visiter la Winchester Mystery House, à San Jose. Cette maison est le fruit de la folie de Sarah Winchester, épouse de feu William Wirt Winchester, deuxième président de la Winchester Repeating Arms Company. À la mort de son mari, Sarah reçoit des instructions d’un médium d’acheter une maison et de la rénover et de l’agrandir afin d’éloigner les esprits des gens tués par des armes Winchester. En aucun temps, elle ne doit être complétée. Voilà pourquoi cette résidence sera en travaux 24 heures par jour, 7 jours par semaine, 365 jours par année pendant 38 ans afin de contenter les esprits et éloigner la malédiction.

Une des étrangetés de la maison
Un escalier menant à un plafond

La visite guidée que nous avons sélectionnée (le Mansion Tour) nous a fait passé à travers plus de 110 pièces (sur les 160 que contient la maison). Nous avons vu plusieurs centaines des 10 000 carreaux de fenêtres, avons visité une pièce qui contenait 7 sources de chaleur (qui soulageait Sarah de son arthrite sévère) sans négliger les easy riders qui nous permettaient de gravir les étages sans soulever le pied de plus de deux pouces. Nous ne pouvons compter toutes les anomalies qui se retrouvent dans cette résidence : des portes qui ouvrent sur des murs, des armoires de moins d’un pouce de profondeur, des portes qui nous mènent sur la cuisine huit pieds plus bas, …

Jack, le guide pour notre tournée, a su nous mettre dans l’ambiance, prenant parfois sa voix caverneuse ou y allant d’anecdotes sur la construction de ce lieu hanté. Et même si l’endroit est aujourd’hui classé monument historique, qu’il figure sur le National Register of Historic Places et qu’il a accueilli plusieurs millions de visiteurs depuis son ouverture au public en 1923, nous pouvons percevoir une approche personnalisée où chaque visiteur est transporté dans un univers mystique.

 

17 juillet 2015

Jour 11 : Zion National Park – Kolob Canyons

Laissant derrière nous la ville de tous les vices, nous sommes revenus dans l’état de la pureté (mais aussi le seul état où la polygamie est légale) : l’Utah. Avant d’installer nos pénates à Cedar City pour la nuit, nous avons profité d’une journée bleue (c’est-à-dire sans aucun nuage) et d’un mercure dépassant les 35 degrés (Celcius) pour faire une petite randonnée dans les Canyons de Kolob du Parc national de Zion.

Après nous avoir délesté des USD30 nous donnant accès au parc, les rangers nous ont indiqué les trois possibilités de randonnées dans le secteur nord-ouest du parc national, soient la Timber Creek Overlook Trail, la Taylor Creek Trail et la Kolob Arch via La Verkin Creek. Nous avons opté pour la Taylor Creek Trail qui, en durée, est celle qui correspondait le mieux à nos capacités. Randonnée possible jusqu’à 4 heures, de niveau intermédiaire. Nous aurions pu choisir la Kolob Arch, mais nous n’avions pas les 12 heures requises. 😉

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Le soleil dit bonjour aux montagnes

Le randonneur expérimenté ou extrême ne savourera pas cet instant comme le plus grand défi de sa carrière, mais le randonneur amateur verra certainement en cette piste le plaisir avoué de découvrir une nature luxuriante dans un paysage autrement aride.

Les salamandres, les écureuils du désert, les nombreux oiseaux et la dinde sauvage que nous avons rencontrés sur notre passage ont rendu l’expédition encore plus intéressante. Cela faisait tout de même plusieurs années que je n’avais pas vu ces petites bêtes noires et jaunes se balader (je parle des salamandres ici).

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L’une des façades rocheuses des canyons de Kolob

 

18 juillet 2015

Jour 12 : des photos…

Puisque nous avons franchi près de 900 km sur la route aujourd’hui, nous n’avons pas fait grand chose sauf écouter des podcasts de Serial et de Undisclosed, tout en roulant évidemment. Pour sustenter votre faim de nouvelles des frères Thibeault, voici quelques photos que nous avons prises à Las Vegas mercredi et aujourd’hui sur la route des Rocheuses.

Parlant de la route dans les Rocheuses, la voiture a connu ses premiers hoquets alors que la transmission ne passait plus bien les vitesses lorsque nous gravissions les cols les uns après les autres. Nous avons finalement opté pour un repos d’une demi-heure afin de faire refroidir quelque peu l’huile de la transmission (espérant que ça fonctionne). Il nous restait encore le col final à plus de 14 000 pieds d’altitude. Nous avons finalement réussi… je me suis même fait sourire en flattant le tableau de bord et en indiquant à Ellie que tout allait bien se passer. 🙂

Demain, direction Chicago. Plus de 1600 km. Reste à voir comment nous allons segmenter le trajet.

L'incontournable New York New York
L’incontournable New York New York (Las Vegas, NV)
Le Paris Las Vegas
Le Paris Las Vegas
Le Bellagio
Le Bellagio (Las Vegas, NV)
Les Rocheuses au Colorado
Les Rocheuses au Colorado
Les Rocheuses au Colorado
Les Rocheuses au Colorado

 

20 juillet 2015

Jour 14 : la Illinois Tollway

Il est plutôt rare d’écrire un article de blogue sur une autoroute, sauf si elle commémore des personnes, si elle représente un événement significatif… ou encore si elle charge des sommes exorbitantes en péage.

Je suis le premier à clamer l’importance du système d’utilisateur-payeur et ainsi j’appuie les initiatives en ce sens. Lorsqu’ils ont ouvert le nouveau pont de l’autoroute 30 sur la rive sud de Montréal et qu’ils chargeaient 1,50 $ par passage, je trouvais le montant raisonnable (surtout quand on pense à l’heure qu’on épargne en trafic).

Aujourd’hui, lorsque nous nous sommes engagés sur la 88 en direction Est (la Illinois Tollway), je m’attendais à des frais de 4 $, tout au plus 5 $. Ainsi, lorsque nous sommes arrivés à Dixon et que la préposée nous exigeait 3,60 $, je me suis dit que c’était raisonnable. Puis est arrivé un deuxième péage à DeKalb (un 3,60 $ supplémentaire), puis un troisième à Aurora (de 1,50 $) et le quatrième et qui sera le dernier péage de 1,50 $ à Meyers Road, Guillaume et moi nous regardions incrédules. Comment un état peut exiger un total de 10,20 $ pour un trajet d’un peu plus de 83 milles (132 km)? Je trouve l’équation inégale, particulièrement pour les visiteurs hors état (nous payons le double des résidants ayant une EZPass). Vous ai-je dit que ces 132 km étaient parsemés de travaux de pavage sur environ 30 milles nous obligeant à rouler à 45 m.p.h. au lieu des 70 habituels?

Je n’avais pas fait de cas quand, plus tôt au cours du voyage, notre passage sur le Golden Gate Bridge nous a soulagé de 7,20 $. Pourtant le montant est élevé, mais ce pont nous permettait également d’épargner énormément de temps par rapport à un trajet via Berkeley.

Peut-être que si les autorités nous avaient tout simplement demandé 10 $ d’un coût la pilule aurait été plus facile à avaler…

 

21 juillet 2015

Jour 15 : Chicago baby!

Centre-ville de Chicago
Centre-ville de Chicago

Nous l’avouons bien humblement, nous sommes loin de London baby! mais Guillaume et moi sommes tombés sous le charme de la ville d’Éole. Nous avons parcouru le Magnificient Mile et fait quelques achats, avons goûté des bières locales lors d’un arrêt au Howells and Hood et avons visité le Lincoln Zoo. Parfois, faire un voyage où nous visitons plus de quinze villes en quelque 20 jours a ses inconvénients : et n’avoir que 24 heures à Chicago en est un de taille.

Il ne fait aucun doute que nous retournerons à Chicago dans un avenir rapproché. Cette ville a tout pour plaire : le ou la shopaholic y trouvera son compte avec les Nordstrom, Macy’s, Bloomingale’s, Tiffany’s, Louis Vuitton, Chanel et j’en passe. Le fervent des espaces verts pourra arpenter les parcs et l’immense plage aux abords du lac Michigan. Et pour les personnes qui ont un budget plus serré, des dizaines d’activités sont offertes à peu de frais.

Nous sommes arrivés en fin d’après-midi dimanche au Club Quarters/River Hotel après une bonne dose de congestion sur la 88. L’hôtel est très bien situé, juste au sud du Magnificient Mile. Et pour USD135 (toutes taxes incluses), c’était la chambre idéale à proximité de tout. Nous avons profité de la fermeture tardive des magasins sur le Mile (ils ferment pour la plupart à 20 h) et nous nous sommes dirigés au restaurant-bar par la suite.

La tour de NBC (Chicago)
La tour de NBC (Chicago), juste à côté du Howells and Hood.

Lundi, nous avons longé la rivière Chicago pendant quelques blocs avant d’aller visiter le Lincoln Zoo, situé à environ 2 milles au nord du Magnificient Mile. Pour s’y rendre, nous avons opté pour la marche et avons ainsi découvert une très belle plage urbaine. Mais sachez que les autobus urbains sont nombreux en direction de ce lieu prisé par les familles. Nous y avons visité les semnopithèques de François (comment résister à ces petits singes au nom si agréable et qui portent fièrement la barbe?), avons dit bonjour aux grand félins (lionnes, puma) et avons observé les bébés gorilles s’amuser dans les branches. C’est tout de même incroyable de pouvoir observer une faune aussi variée en un lieu accessible et cela gratuitement. Je vous encourage à faire un don si vous le pouvez.

Nous nous dirigeons maintenant vers la région de Pittsburgh où des visites de lieux mythiques associés aux films de zombie de George A. Romero nous attendent au cours des deux prochains jours. Nous y visiterons un musée dédié aux zombies, le cimetière de Evans City (où Night of the Living Dead a été partiellement filmé) et le Monroeville Mall (où Dawn of the Dead 1978 a été presque entièrement filmé).

 

22 juillet 2015

Jour 16 : le Monroeville Mall

Entrée du nouveau JC Penney
Entrée du nouveau JC Penney (le magasin original était situé au milieu du centre commercial.)

Pour ceux qui n’ont jamais eu l’occasion de visionner Dawn of the Dead 1978, le Monroeville Mall a servi de toile de fond pour la presque totalité des scènes de ce film. Même si aujourd’hui, il n’y a pratiquement plus rien qui ressemble au centre commercial de 1978, nous pouvons tout de même associer certains corridors ou certains murs extérieurs au célèbre film de George A. Romero.

Nous avons pris une cinquantaine de photos de notre visite. Sans pouvoir analyser les photos actuelles avec les images du film, nous avons capté plusieurs symboles qui pourront nous aider à mieux analyser les changements qui ont été apportés au centre au fil des ans.

Une des entrées originales
Une des entrées originales (du côté de Macy’s)
La pente qui mène au centre commercial
La pente qui mène au centre commercial
Même en plein jour, le stationnement est vide.
Même en plein jour, le stationnement est vide. Le centre compte 6800 espaces de stationnement.

Nous avons été peinés d’apprendre que CBL prépare une autre phase de rénovation (qui a débuté il y a quelques mois). Ces rénovations retireront l’une des îcones du film, soit les nombreux puits de lumière tout au long du corridor principal. À noter que dans le film, ces puits n’offrent pas beaucoup de lumière parce que la majorité des scènes ont été filmées la nuit.

Puits de lumière qui sera retiré.
Un des puits de lumière qui sera retiré.

Plus d’information :
Monroeville Mall sur Wikipedia
Site Web du Monroeville Mall
George A. Romero’s Dawn of the Dead sur Wikipedia

 

22 juillet 2015

Jour 17 : au garage…

Elle a déjà roulé plus de 10 000 km en 14 jours… Ainsi, Ellie a montré quelques signes de fatigue en Californie et au Colorado. Nous lui avons donné un répit alors que nous traversions les grandes plaines.

Mais hier, elle a rouspété; elle a indiqué qu’elle avait besoin d’un peu plus que d’une nuit de sommeil. Ce matin, nous sommes chez Toyota Washington (en Pennsylvanie, pas dans le célèbre district). Ne reste plus qu’à espérer qu’un technicien pourra la regarder; et trouver le petit pépin (sûrement dans la transmission).

Est-ce trop demandé de pouvoir se rendre au musée des zombies de Evans City cet après-midi? Peut-être, mais vaut mieux vivre d’espoir que de se laisser abattre! 🙂

Mise à jour en direct du garage [14 h 35]

Donc, après un test routier, le mécanicien a confirmé que la transmission est en bon état. Le surpoids des bagages et des accessoires de camping entraîne une performance réduite de la transmission. Ellie a aussi un petit moteur. Nous en profitons pour changer les pneus qui étaient rendus à leur fin de vie utile. Donc elle devrait être en forme pour terminer ce long trajet.

 

24 juillet 2015

Jour 18 : Living Dead Museum and Gift Shop

Après une journée passée à errer tels de vrais zombies à travers les magasins de Washington, PA en attendant que se règlent les problèmes d’Ellie, nous étions heureux de reprendre la route. Arrêt inévitable pour tout adepte de zombies qui se respecte, le Monroeville Zombies (devenu par son déménagement à Evans City le Living Dead Museum and Gift Shop) était sur notre liste de lieux à visiter depuis le début de cette aventure.

La signature de George A. Romero sur le Maul of the Dead
La signature de George A. Romero sur le Maul of the Dead, tout au fond du musée.

Le petit musée ne joue pas dans la classe des musées des grandes villes états-uniennes, mais il serait particulièrement étrange que l’endroit reluise de propreté et d’éclat. Après tout, nous parlons ici de morts-vivants et de cimetières. Quoiqu’il en soit, le lieu mythique intéressera les fanatiques, qui trouveront articles en tout genre et même des reliques « zombies » du Monroeville Mall. Il est ainsi possible d’acheter des pièces de l’ascenseur du Penney’s qui a été démoli. Le musée parle de toute représentation de zombies dans les films (et dans le vidéoclip Thriller de Michael Jackson), mais on peut dire qu’un accent est mis sur les films de George A. Romero. La reproduction du centre commercial de Dawn of the Dead (1978) en modèle réduit témoigne de la ferveur des gens derrière ce projet.

Bub, le zombie sympathique de Day of the Dead
Bub, le zombie sympathique de Day of the Dead

En parlant avec le propriétaire (et unique employé de l’endroit), des plans d’agrandissement du musée sont dans l’air : une salle explicitement réservée à Dawn of the Dead (avec une reconstruction de l’ascenseur du Penney’s) et un lieu proposant une incursion dans l’univers de Walking Dead sont parmi les aménagements à venir.

Avant de visiter le musée, nous étions passés par le cimetière de ce village de la Pennsylvanie où George a tourné son premier film de zombies : Night of the Living Dead (1968). Nous avons reconnu quelques angles de caméra et des monuments funéraires. Nous avons également appris que la chapelle du cimetière a été entièrement rénovée grâce à des contributions de fans de zombies qui ont voulu préserver l’endroit tel que nous pouvons l’admirer dans Night. Comme quoi, il peut avoir du bon dans certaines obsessions.

 

25 juillet 2015

Jour 19 et 20 : I want to wake up in a city that doesn’t sleep…

Étape ultime de ce voyage en terre états-unienne, la ville de New York nous a accueilli comme il se doit : journées ensoleillées, employés municipaux serviables, visiteurs sympathiques.

À notre réveil vendredi matin, nous avons été confrontés à une réalité tout à fait new-yorkaise : une panne d’électricité empêchait tous les trains empruntant la rame Armtrak d’entrer sur l’île de Manhattan. Les locaux comme les visiteurs devaient ainsi se rabattre sur les autobus et les trains légers. Nous avons donc décidé de quitter l’hôtel un peu plus tard.

Arrivés au Port Authority Bus Terminal vers 11 h 15, nous avons constaté l’ampleur de la ville : le terminus fait quatre étages, comporte des dizaines (peut-être des centaines) de portes d’embarquement. En tant que fils d’ancien répartiteur de Voyageur, je suis toujours étonné par toutes les structures de transport collectif (une déformation familiale, je suppose).

En sortant du terminus, nous arrivions dans la jungle urbaine (beaucoup plus imposante vendredi matin que samedi matin d’ailleurs). Nous avons tôt fait de nous diriger vers Central Park où nous avons marché pendant trois heures, pour relaxer et sentir le rythme de la ville à l’intérieur de cet écosystème unique. Nous avons rencontré des dizaines de musiciens prometteurs, d’autres un peu moins, avons assisté à des répétitions improvisées ou encore à des numéros d’humour mêlant l’acrobatie d’un groupe de jeunes noirs (ils ont permis de les appeler ainsi parce que Obama est encore au pouvoir). Ceux-là même disaient que si « Obama wants change, we want twenties » avant de passer le chapeau à travers le public. Numéro prometteur de ce groupe que nous verrons possiblement à America’s Got Talent prochainement.

Après Central Park et un arrêt à Dean & Deluca pour du bon thé TWG, nous nous sommes dirigés vers Broadway / Times Square pour nous imprégner de la folie de ce lieu magique. Des écrans partout, de la publicité sur tous les murs. Le capitalisme états-unien à son apogée! Mais je crois que ce lieu est un passage obiigé si nous allons à New York.

Avant de reprendre l’autobus en direction de l’hôtel, nous avons fait un arrêt sympathique au Hard Rock Café de Times Square. Guillaume m’a longuement parlé des guitares Les Paul, Stratocaster et même de la basse de Paul McCartney. C’était vraiment agréable de voir la connaissance de mon frère sur ces morceaux de bois et de plastique qui émettent de si jolis sons.

Samedi, nous voulions retourner à Central Park, car une immense bataille de fusils à eau devait avoir lieu. Malheureusement, les autorités ont mis un frein à l’enthousiasme des 60 000 répondants en indiquant que cette activité était illégale. Lorsque nous avons quitté les lieux vers 13 h 30, nous n’avions croisé que deux fanatiques qui étaient déjà prêts à combattre alors que midi n’avait pas encore sonné.

Fait inutile : au cours de notre voyage aux États-Unis, nous n’avons croisé qu’une seule « vedette » et j’ai nommé le chanteur de Sum41, Deryck Whibley. Il déambulait devant nous en plein Central Park samedi après-midi.

 

28 juillet 2015

Jour 22 : de retour au pays

Nous avons traversé la frontière et sommes de retour au pays depuis dimanche peu après midi. Le douanier a été fort sympathique et n’en revenait pas que nous ayons traversé le pays d’un océan à l’autre (presque deux fois) dans une petite Toyota Matrix sans air climatisé. Si seulement tous les douaniers pouvaient être aussi agréables…

Pour les fanatiques de statistiques, en voici quelques-unes :

  • 21 jours (du 6 au 26 juillet)
  • 20 nuits (14 dans un camping KOA, 5 dans un hôtel, 1 au camping de Munising)
    • État des dépenses pour deux personnes : 1630CAD. Budget initial de 1400CAD.
    • L’endroit le plus cher : l’hôtel Marriott Courtyard de Lyndhart (NJ) à 332USD pour deux soirs.
    • L’endroit le moins cher : le camping municipal de Munising à 25USD (sans services).
  • 20 états et 2 provinces
    • Dans l’ordre : Ontario, Michigan, Wisconsin, Minnesota, North Dakota, South Dakota, Wyoming, Utah, Nevada, California, Nevada, Arizona, Utah, Colorado, Nebraska, Iowa, Illinois, Indiana, Ohio, Pennsylvania, New Jersey, New York, Vermont, Québec.
  • 25 villes (où nous avons dormi ou fait une activité)
  • 11 500 km
    • Plus longue distance parcourue en 1 journée : 1006 km (la première, soit d’Ottawa, ON à Munising, MI)
    • Plus courte distance : 14 km (aller-retour KOA-Toyota Washington, PA)
  • 21 pleins d’essence
    • État des dépenses : 755CAD. Budget initial de 850CAD.
    • L’endroit le plus cher : la Californie USD4,999 le gallon – soit 1,32USD ou 1,71CAD le litre)
    • L’endroit le moins cher : l’Ohio USD2,559 le gallon – soit 67,7 cents US ou 89 cents CA)
  • 1 changement de pneus (633,50CAD) chez Toyota of Washington (PA)
  • 1 changement d’huile (52CAD) à San Jose en Californie